#244 – L’heure de vérité

Ceux qui me suivent depuis quelques temps auront peut-être remarqué, malgré les congés, que je n’écris plus beaucoup par ici (mais pas forcément par ailleurs) ces derniers temps.

C’est que j’apprends énormément en ce moment. Du moins, c’est ce qu’il me semble ! J’ai l’impression d’apprendre sur moi, sur les autres, sur le monde et sur la vie en générale. Certes, on apprend tous les jours et à tous les âges, mais ces derniers mois, j’ai réellement l’impression que ce que je découvre confine à autre chose que des codes, des règles ou des méthodes. J’ai la (quasi) certitude d’être sur le point de découvrir une vérité que je ne soupçonnais pas ; qu’elle est là, qu’elle va changer ma vie et qu’il ne me manque plus que quelques chaînons pour compléter le lien qui me ramène à elle.

Découvrir un secret qui serait une évidence. Tellement évident que tout le monde le verrait mais personne ne le comprendrait. Une façon radicalement différente d’appréhender la réalité, qui n’est pas, loin de là, la vérité. Un bouleversement de toutes mes croyances, de toutes mes années d’apprentissage, de toutes mes influences. Une révélation si profonde que ma vie tout entière en serait modifiée.

Je sens que je touche au but, que j’aurai bientôt des réponses à mes questions, une vision claire. Savoir ce que je veux, où je vais, comment et pourquoi ? Comment fonctionne ce monde qu’on  nous vend comme hostile et méprisable. Parvenir à quelles fins et de quelle manière ?  Trouver un sens à tout, à soi aussi, comprendre les autres et réussir à vivre dans le monde des Hommes à ma façon, selon mes valeurs, mes critères, mes choix et mes ambitions !

Je sens que mon voyage avance — enfin — et que la voie, la bonne voie, se dessine devant moi. Il n’y a plus beaucoup de temps à attendre avant que tout s’éclaire. J’en suis persuadé.
Du coup mon cerveau brûle d’impatience, même si parfois il cède à de brusques élans de désespérance, pensant ne jamais atteindre le but que pour l’instant lui seul connaît… Mon corps aussi réagit. Il me demande plus, mieux. Plus d’attention, une meilleure hygiène, une plus grande prise de conscience. Ma conscience, justement, qui s’aiguise, se renforce, se rappelle à mon bon souvenir.

Tout en moi change, même si ça ne se voit pas. Tout se met en place et, comme si je m’apprêtais à sauter dans le vide, je retiens en quelque sorte mon souffle. Je me prépare à faire le pas en avant qui changera définitivement le cours de mon existence.

#243 – Persistance de l’esprit

Il y a des choses dont on sent tout à coup qu’elles nous sont insupportables. La musique d’ambiance du supermarché, l’autre jour, que j’ai ressentie si fortement dans mes oreilles alors que je m’apprêtais à payer mes achats à une caissière particulièrement désagréable, m’est d’autant plus parue intolérable qu’elle ne faisait que rajouter de l’inconfort. Julien Clerc braillait au-dessus de ma tête une rengaine lancinante et les clients suivants me pressaient de remballer mes courses et de déguerpir. Lorsque la réalité de la situation m’a sauté à la gorge (et au cerveau), j’ai eu tout à coup l’envie impérieuse de tout laisser en plan. Comme si, subitement, je n’avais plus pu supporter cet amalgame de bruit, d’impolitesse, de contrainte et de fatigue. Une situation banale qui soudain bascule dans l’insupportable et vous fait vous demander avec une conscience cruelle "mais qu’est-ce que je fais là ?".

Les bus bondés, emplis de gens qui puent et vous marchent dessus. Ils se serrent les uns contre les autres et vous pressent contre les parois. La chaleur est tout à coup intolérable, les odeurs vous assaillent, et les gestes lents de ceux qui bloquent les portes, retardant du même coup le départ de ce satané bus, achèvent tout à coup de vous mettre à bout. Et vous vous dites "mais qu’est-ce que je fais là ?".

Vos interlocuteurs qui se plaignent sur tous les tons. Ils ne parlent que d’eux, de leurs malheurs et de l’impact des actes des autres sur leur personne. Ils raillent le reste de l’humanité, s’apitoient sur leur sort, critiques et ne proposent aucune solution. Ça vous fait monter le cœur au bord des lèvres. Ils sont obséquieux, fielleux, fats,… ils vous saoulent, vous noient sous leurs paroles nauséabondes et vous finissez par décrocher, par entrer en hypnose, ne les entendant plus et vous posant alors la question : "mais qu’est-ce que je fais là ?"

Les réunions du lundi, maussades ; le chef, lunatique ; les bouchons, monstrueux ; la pluie d’août, inépuisable ; les impôts, toujours payer pour tout ; la bouffe de la cantine, innommable ; les gens, irrespectueux ; mon humeur qui noircit … STOP ! envie de crier "assez, foutez-moi la paix". Envie de se dire qu’au lieu d’être ici j’ai la possibilité là, maintenant, d’être ailleurs. De tout laisser en plan, de plaquer les grincheux, les emmerdeurs, la grisaille, le gâchis. Déguerpir, comme à la caisse du supermarché, et aller voir ailleurs si je peux mieux faire.

Je ? Oui, car les choses n’arrivent pas à cause des autres mais parce que nous voulons bien qu’elles arrivent. Aussi je sais que je ne pourrai pas les changer. Julien Clerc chantera toujours, les bus et leurs usagers pueront toujours, certains continueront de dégoiser et d’autres de se vanter, les réunions seront toujours les réunions et la pluie continuera de tomber, même en août. En revanche, moi, je ne serai plus obligé de les supporter. Si je veux du changement, c’est à moi de changer, pas aux autres, pas à l’environnement. A moi de trouver celui qui me convient.

#242 – Frustré… ou pas

Qu’adviendrait-il si je ne vivais plus de frustrations ?
L’idée m’est venue que je passais mon temps à me désoler, plus ou moins consciemment, de ce que la vie ne satisfaisait pas mes attentes. Une certaine façon de ne pas reconnaître le bonheur, même quand il est là. Imaginez qu’à peu près tout ce que j’entreprends, je le fais avec en tête un résultat (et je suppose que vous faites la même chose). Je me couche en pensant me reposer ; je mets le réveil en imaginant me lever frais et dispo ; j’attends le bus en l’espérant ponctuel, vide et rapide ; je rencontre d’autres personnes  en souhaitant un entretien plaisant ; je compte sur mes congénères pour sentir bon, sur la chaleur pour ne pas être trop étouffante, sur le déjeuner pour être délicieux, etc., etc. La liste est peut-être infinie.
Dit autrement, toute la journée je prépare le terrain aux déconvenues, déceptions, désillusions, et désenchantements en tout genre… Mon quotidien, comme celui de tout un chacun, riche ou pauvre, jeune ou vieux, ne semble être qu’une succession de désirs déçus. Ma vie semble donc pétrie de ce que j’appelle des frustrations ! Comment m’en débarrasser ? telle est la question.

La source du problème, vous le voyez bien, ce sont les souhaits que j’entretiens. Désirs conscients (ou pas) pour tout et rien. En permanence je souhaite, j’attends quelque chose. Par exemple, là, précisément, je désire finir cet article et qu’il me paraisse bon et attire de nombreux commentaires…
Si je peux avoir une certaine forme de maîtrise à travers les décisions que je prends (par exemple me coucher tôt pour me réveiller frais et dispo), je n’ai pas toujours la possibilité d’agir sur mon environnement (même si je peux toujours décider d’aller dormir dans un endroit très calme ou d’acheter un nouveau matelas, peut-être ?…).

Partant de ce constat, puisque je ne peux pas toujours agir sur le déroulé même des événements, je peux, en revanche, cesser d’avoir des attentes systématiques et voir la vie un peu différemment. C’est ce que j’ai cru comprendre de mes lectures dans lesquelles on parle parfois de "profiter du moment présent". Et je crois qu’une des clés du bonheur (n’ayons pas peur des mots) réside dans cette capacité à ne pas "attendre", c’est à dire à ne pas se projeter dans un temps qu’on ne maîtrise pas, tout en prenant pour référence un temps qui n’existe plus, pour être solidement ancré dans le présent. Dans le moment que je vis et pas dans celui que j’espère ou que j’imagine vivre. Parce que sinon, ce n’est que de l’imagination qui se substitue d’une certaine façon à du concret — ou une certaine forme de réalité. Par exemple, je peux vivre intensément mon coucher — comme un grand plaisir — sans penser déjà à l’état dans lequel je vais me réveiller le lendemain, ni en me référant à des expériences de nuit ultra reposante qui appartiennent au passé. Vous avez d’ailleurs sans doute déjà fait l’expérience de ne pas trouver le sommeil le soir précédent un jour important. C’est curieusement toujours quand on a besoin de  bien dormir que la nuit ne se passent pas comme prévu.

En supprimant ces attentes (même si c’est assez difficile, je le conçois), quelque part farfelues, je supprime les frustrations qui y sont liées. Je ne suis plus déçu ou désenchanté. Au contraire, je suis lucide. Je ressens et je comprends les choses que je vis, au lieu de rêver les choses que je ne vivrai sans doute pas.
J’ai déjà commencé à essayer le plus possible de réagir de la sorte et très honnêtement… c’est difficile ! Mais c’est aussi très gratifiant et très intense. Gratifiant parce que j’ai le sentiment, lorsque je laisse venir les événements à moi sans chercher à les contraindre, de prendre du recul et de la hauteur. J’ai un peu l’impression de naviguer dans un registre de pensée "supérieure" comparativement à ma façon habituelle de réfléchir. Et puis c’est intense parce que ça me force à rester toujours dans le présent. Etre vraiment avec les gens, en phase avec mon environnement, conscient de ce que je fais, vis, dis.
C’est une façon de voir la vie qui pourrait déboucher sur d’autres étapes, qui sait ? L’avenir me le dira… peut-être.

#241 – La finalité de tous

Je me suis rendu compte en me réveillant avant hier qu’il y avait un paramètre dans ma vie que j’avais négligé jusqu’à présent. Un point essentiel qui m’avait échappé mais qui, maintenant qu’il venait d’arriver à ma conscience, était d’une telle évidence que j’en viens à me demander comment j’ai pu passer à côté ! C’était comme si je venais de comprendre quelque chose d’absolument fondamental. Une révélation en somme. 

Je me réveillais donc ce vendredi, et je pensais subitement, sans raison apparente, que, quoi que nous fassions, nous mourrions tous. Un jour. Plus ou moins lointain, plus ou moins brutal, mais le résultat est le même. Nous allons disparaître, laisser la place à d’autres, moi y compris. 
Dit comme ça, ça ressemble à une banalité assommante de plus et pourtant, lorsque cette évidence est venue frapper la paroi de ma conscience, elle a tout à coup remis l’intégralité de mes pensées en perspective. 

Je ne fais pas secret que je cherche à donner un sens différent à ma vie. Trouver les moyens, oser les actions, dépasser les forces contraires… M’épanouir, m’émerveiller, me sentir vivre, moi qui est l’impression de comater ici-bas depuis plus de quarante ans, tournant en rond dans mon bocal (ou entre les murs de ma prison dorée, dont la porte est pourtant grande ouverte). J’ai la conviction qu’il y a tant de choses merveilleuses qui me sont totalement inconnues, tant d’autres directions, tant d’alternatives à mes choix (qui me sont dictés par d’autres). Je sens confusément que je regarde la vie avec la mauvaise paire de lunettes (assortie d’œillères). Vision faussée d’un monde qui n’aurait rien d’autre à m’apporter qu’une misérable survie, faite de labeur, d’inutilité… et de peur. Une sorte de gâchis grandeur nature, à l’échelle d’une vie entière. J’ai envie de m’exalter, d’en savoir plus, de voir les choses et les êtres différemment.
Oui mais voilà, dans ce raisonnement il y a un point clé qu’il faut savoir dépasser : sa propre peur. C’est le verrou le plus difficile à faire sauter. Peur du changement, peur de l’avenir, des autres…

Tous ces doutes, toutes ces craintes, eh bien finalement elles ont volé en éclat — ou tout au moins elles ont pris du plomb dans l’aile — lorsque, l’autre matin, je me suis rendu compte qu’au final, le résultat était le même : mourir, un jour.
Partant de cette conclusion que je sais certaine, je m’interroge : pour me conduire à ma dernière demeure, que vaut-il mieux ? une vie monotone et jouée d’avance ou une vie pleine de surprises, de risques assumés, de coups de poker, de découvertes… bref une vie pleine d’exaltation ?

La question ainsi posée n’appelle, je crois, qu’une seule réponse…

#240 – La force des choses

C’était tout à coup devenu trop lâche. Le temps baillait et chaque jour, de moins en moins, j’avais envie d’écrire. Ici ou ailleurs, d’ailleurs. Pourtant je n’avais pas perdu l’espoir de composer, de créer, de donner vie par les mots… Mais l’urgence, en quelque sorte, n’était plus là. Plus grand chose à dire en somme ou alors rien qui me paraisse pertinent.

Un retour de vacances mitigé, coincé entre l’amertume de la fin d’une période douce et l’âpreté d’une reprise qu’on sent déjà biaisée et vide de sens. Je me piquais l’esprit sur cette surface hérissée de pièges, de petites connivences et de surcroît de travail. Et je regardais les autres s’apprêter à partir, à ouvrir les vannes, à s’abandonner. Prêts à en découdre avec les bouchons, les gamins malades en voiture, les plages noires de monde et les restaurants aux prix exorbitants.
Puis finalement, cela a finit par ne me faire ni chaud ni froid. Rien, plus de sensation. C’était comme ça et puis c’était tout. Rien à en faire, rien à en dire, presque rien à en penser même. Rien à ficher, juste l’envie de penser à une vie différente, exaltée. Tient, oui, une vie exaltante !

J’ai beaucoup lu pendant mes vacances et j’ai aussi redonné un peu d’intensité à mes activités physiques hebdomadaires. Et comme ça m’a bien plu, j’ai continué sur ma lancée, c’est le cas de le dire, une fois rentré.
Je ne sais pas combien de temps je tiendrai ainsi mais pour l’instant je m’accroche !
Un équilibre, voilà ce qu’il me faut. Entre le corps, l’esprit et le reste. J’essaie de prendre du recul et de faire des choses que je sens "bonnes", et pour moi et pour les autres. Certes, les mauvaises habitudes ont la peau dure, mais globalement, je me dis que je suis plutôt sur la bonne voie. Comme m’a dit une amie il y a quelques temps, je me spiritualise. Sur le moment j’ai un peu ri. Je me suis moqué de ce mot pour New-Ager, mais finalement, elle avait raison. Se spiritualiser, c’est prendre de la hauteur et s’attacher aux choses réellement importantes. C’est, en fait, rendre plus faible la force des choses, l’avis des autres, le poids des événements et c’est décider en toute conscience de faire (le) bien.

En tout cas, le précédent billet, qui aurait pu être le dernier, est le 300ème publié ici. Un non-événement, je sais.

# 239- Sur la plage abandonnée

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Hier soir, alors que l’après-midi passée sur la plage touchait à sa fin, je me suis quelques instants arrêté. J’ai regardé autour de moi. Il n’y avait presque plus personne. La plage, lieu si animé ces derniers temps, était redevenue une étendue sablonneuse soumise aux caprices du vent. Les mouettes, qui avaient guetté toute la journée les déchets laissés par les humains au comportement si étrange, venaient prendre possession de leur repas du soir. À l’horizon le soleil, bien qu’encore vaillant, se préparait doucement mais sûrement à entrer dans l’eau. Un bain de minuit quotidien en somme dont il ne ressortirait qu’au petit jour, le lendemain, de l’autre côté de l’île cette fois.

Il y avait aussi l’océan, bien sûr. Toute cette eau, à perte de vue. Aussi mon regard ne pouvait que se tourner vers les vagues qui s’échouaient sur le rivage, éléments à son échelle. Tantôt suaves et caressantes, tantôt brutales et jaillissantes, elle formaient des bulles et des gouttelettes ou contact du sable encore chaud et des rochers émoussés. Et je me disais que cette eau avait toujours été là. Qu’inlassablement depuis la Nuit des Temps, elle venait façonner et bercer cette côte; que c’était son quotidien, sa destinée. Rien d’autre à faire pour elle que de se coucher sur le sable. Aucun échappatoire, aucune autre alternative. Et les rochers de se laisser raboter, impuissants.

Devant ce spectacle j’eus soudain l’impression d’être incongru, de ne pas avoir ma place. Nul besoin de moi pour continuer à fonctionner. Les rochers, l’océan, le soleil, le sable… tout s’harmonisait, se complétait. Et moi au milieu je me faisais l’impression d’être comme une erreur dans un tableau parfait. Une sorte de spleen me poussait alors très loin de ce rivage paisible. J’étais comme submergé par l’idée que pendant des milliers d’années encore les mêmes vagues qu’aujourd’hui viendraient s’échouer ici et que bien d’autres baigneurs éphémères, en tout point identiques à moi, viendraient prendre conscience de la réalité de leur place dans l’Univers.
Il était temps de rentrer.

# 238- Carte Postale

Les vacances battent donc leur plein, quelque part dans l’Atlantique, en terre Espagnole. Iles caillouteuses et poussiéreuses, la réputation des Canaries tient sans doute davantage à leur climat qu’à leur faune et leur flore… Mais c’est déjà ça. Et le soleil est rude ici, ma peau pourrait vous en parler !

Ceci explique pourquoi je n’ai pas publié grand chose ces derniers jours. Paradoxe : plus j’ai de temps et moins j’écris. À moins que ce ne soit le manque d’inspiration qui me joue des tours, ou le nombre de mes visites quotidiennes variant entre 2 et 5 qui me démotive ? À la vérité ce n’est rien de tout cela. Que j’ai 1 ou 100000 lecteurs ne change fondamentalement pas les choses. J’écris pour être lu, certes, mais aussi pour moi. Ça me fait comme un entraînement,  pour le jour où j’écrirais vraiment, je veux dire, des livres, des romans…

Parfois, quand je prends le métro par exemple,  j’imagine quelle serait ma réaction si je voyais des inconnus en train de lire un livre que j’aurais écrit. Me sentirais je fier, aurais je envie de dire à ces lecteurs "c’est moi qui ai écrit ce que vous lisez !". Ou au contraire, serais je éternellement insatisfait,  incapable d’accepter ou de comprendre que mes oeuvres puissent plaire ? Serais je perpétuellement à guetter les réactions des uns et des autres ? Me rememorerais je des anecdotes concernant tel ou tel passage qu’un quidam serait en train de parcourir des yeux assis à côté de moi, me souvenant du moment où je l’avais écrit.

Voici à quoi je rêvasse quand je fais la planche, maintenant que je n’ai plus peur de nager (celui ou ceux qui me suivent savent de quoi je parle).