#249 – Paris m’attire

Paris est un piège ! Un traquenard dans lequel je suis tombé. Je n’en avais pas encore pris conscience avant que je rentre, hier soir, d’une longue semaine dans une ville, au demeurant assez importante, de Province. Les pieds posés sur le quai, à Montparnasse, je me suis senti soulagé de retrouver Paris. Comme une délicieuse ennemie que j’aurais pris plaisir à croiser de nouveau.

Paris repousse et attire, tout à la fois, ceux qui la côtoient. Elle donne envie de fuir sans qu’on puisse se résoudre à la quitter, comme dans un mauvais rêve dans lequel on tente d’échapper en courant à un quelconque danger mais sans être capable de faire le moindre pas en avant.
Cette ville est un aimant, une amante aussi, redoutable. Elle n’a aucun égal en France et fait paraître la Province bien pâlichonne. Ternes et éclipsées, les autres villes ne peuvent pas rivaliser. Rien n’y fait Paris reste toujours Paris. Lieu d’excès, de pauvreté et de dangers, tout autant qu’endroit de rêves, de luxe et de mythes. Paris n’est pas définissable tant ses visages sont multiples et opposés. Une fourmilière dans laquelle on manque de place mais où, paradoxalement, chacun trouve la sienne. Anonymat garanti et confusion des rôles, vivre à Paris c’est peut-être, finalement, avoir la possibilité d’être qui on veut. Ailleurs on est qui l’on est. On est connu et reconnu comme tel. Impossible d’y échapper car tout le monde connaît quelqu’un qui connaît tout le monde. Et la vie, prise dans ce carcan, se déroule sans accrocs, sans heurts. Alors qu’ici, dans la jungle urbaine, toutes les surprises sont permises. Les personnages autour de soi sont mouvants et imprévisibles. Et il y a ici tant de lieux où se réinventer.

Alors il y a aussi le bruit, la pollution, la promiscuité. Toutes ces choses qui donnent envie de s’évader. Toutes ces choses qui donnent aussi le sentiment de vivre dans un moteur. Dans une ruche qui produit, qui crée. Une ville qui ne dort jamais, un centre névralgique avec ses avantages et ses inconvénients. Et, du coup, fuir l’action, est-ce fuir la vie ? Et dans toute cette agitation, quel est mon rôle ?

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