#246 – La question essentielle

Puisque la question essentielle est de savoir ce que je veux, alors…

Comme tout le monde, je le sais, il m’est facile de décrire ce que je ne veux pas (plus), mais c’est pour moi autrement compliqué de déterminer ce que je veux.
Je m’étais mis en quête d’une réponse mais devant l’ampleur de la question, je me sentais écrasé, partant dans toutes les directions. Je renonçais… vite, préférant continuer de pester contre ce que je ne désirais plus. Plus de chefaillon, plus de problèmes d’argent, plus de contraintes, plus d’obligations…
Je disais « je veux être « libre » ou « heureux » » mais cela ne servait à rien parce qu’être « libre » ou « heureux » n’est jamais qu’un vague état général, une sorte de fourre-tout dans lequel on peut ranger des situations aussi diverses que personnelles. Que signifie être libre pour moi, pour mon voisin, pour toi ? Sans doute pas la même chose. Difficile d’être précis et surtout concret. Or c’est bien d’objectifs ou de visions concrets dont j’ai besoin !

Je lisais récemment un livre – ou plutôt je le relisais – dans lequel l’auteur suggérait une façon de toucher du doigt ce que l’on veut vraiment, en raisonnant par domaines et non en essayant de se représenter une image complète de la vie qu’on souhaite. La vie est un tout à plusieurs faces, et pour arriver à déterminer ce à quoi on aspire, il faut réfléchir à ce qu’on souhaite pour chacun des morceaux du puzzle.
Par exemple, il m’est plus facile de déterminer avec précision ce que je veux – à court terme – dans le domaine professionnel, dans celui de ma vie sentimentale, dans ma pratique d’une passion ou d’un sport, pour mon alimentation, pour ma santé, en ce qui concerne ma vie sociale, mes découvertes, etc. Autant de parties qui, emboîtées les unes aux autres, forment ma vie, comme les pixels forment l’image.

Donc, si je me demande ce que je veux  vraiment, je dois me poser la question pour chaque domaine. Par exemple, je pourrais vouloir : progresser en dessin ; ne plus être salarié ; préserver mon couple ; voyager… Mais ce ne serait pas encore assez précis. En d’autres termes, je dois poser pour chaque domaine de ma vie un point à l’horizon, celui que je veux atteindre avant de passer au suivant. Ainsi, au lieu de vouloir progresser en dessin, je voudrais peut-être prendre des cours de dessin. Au lieu de vouloir ne plus être salarié, je voudrais étudier les activités professionnelles qui pourraient me convenir, définir mon projet (sans lâcher mon job pour l’instant). Au lieu de vouloir préserver mon couple, je pourrais vouloir organiser une rencontre entre mes parents et mon conjoint. Au lieu de vouloir voyager, je pourrais vouloir faire (enfin) établir mon passeport (ce que je remets à plus tard depuis des mois, de façon incompréhensible…). Au lieu de…
Et ainsi de suite, parce qu’en réalité il n’y a pas d’objectif, il n’y a que des étapes. Des points successifs à rallier pour aller  toujours plus loin sur le chemin que l’on se trace pour soi, chaque jour.

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3 réactions sur “#246 – La question essentielle

    • En fait, le piège quand on sait ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on met toute son énergie a essayer de se débarrasser de choses qui nous gênent plutôt qu’à mettre en place des actions pour atteindre ce qu’on veut. Résultat, on reste avec ce qu’on ne veut pas et on arrive jamais à ce qu’on veux.

Et si tu réagissais ?

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