#241 – La finalité de tous

Je me suis rendu compte en me réveillant avant hier qu’il y avait un paramètre dans ma vie que j’avais négligé jusqu’à présent. Un point essentiel qui m’avait échappé mais qui, maintenant qu’il venait d’arriver à ma conscience, était d’une telle évidence que j’en viens à me demander comment j’ai pu passer à côté ! C’était comme si je venais de comprendre quelque chose d’absolument fondamental. Une révélation en somme. 

Je me réveillais donc ce vendredi, et je pensais subitement, sans raison apparente, que, quoi que nous fassions, nous mourrions tous. Un jour. Plus ou moins lointain, plus ou moins brutal, mais le résultat est le même. Nous allons disparaître, laisser la place à d’autres, moi y compris. 
Dit comme ça, ça ressemble à une banalité assommante de plus et pourtant, lorsque cette évidence est venue frapper la paroi de ma conscience, elle a tout à coup remis l’intégralité de mes pensées en perspective. 

Je ne fais pas secret que je cherche à donner un sens différent à ma vie. Trouver les moyens, oser les actions, dépasser les forces contraires… M’épanouir, m’émerveiller, me sentir vivre, moi qui est l’impression de comater ici-bas depuis plus de quarante ans, tournant en rond dans mon bocal (ou entre les murs de ma prison dorée, dont la porte est pourtant grande ouverte). J’ai la conviction qu’il y a tant de choses merveilleuses qui me sont totalement inconnues, tant d’autres directions, tant d’alternatives à mes choix (qui me sont dictés par d’autres). Je sens confusément que je regarde la vie avec la mauvaise paire de lunettes (assortie d’œillères). Vision faussée d’un monde qui n’aurait rien d’autre à m’apporter qu’une misérable survie, faite de labeur, d’inutilité… et de peur. Une sorte de gâchis grandeur nature, à l’échelle d’une vie entière. J’ai envie de m’exalter, d’en savoir plus, de voir les choses et les êtres différemment.
Oui mais voilà, dans ce raisonnement il y a un point clé qu’il faut savoir dépasser : sa propre peur. C’est le verrou le plus difficile à faire sauter. Peur du changement, peur de l’avenir, des autres…

Tous ces doutes, toutes ces craintes, eh bien finalement elles ont volé en éclat — ou tout au moins elles ont pris du plomb dans l’aile — lorsque, l’autre matin, je me suis rendu compte qu’au final, le résultat était le même : mourir, un jour.
Partant de cette conclusion que je sais certaine, je m’interroge : pour me conduire à ma dernière demeure, que vaut-il mieux ? une vie monotone et jouée d’avance ou une vie pleine de surprises, de risques assumés, de coups de poker, de découvertes… bref une vie pleine d’exaltation ?

La question ainsi posée n’appelle, je crois, qu’une seule réponse…

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2 réactions sur “#241 – La finalité de tous

  1. En effet, la mort est inévitable, tout comme la vie. Et on se posera la question: « pourquoi vivons-nous » ? avant de se demander « pourquoi mourrons-nous » ? Honnêtement j’ai peur de mourir, ce qui est bête car cela arrivera un jour. C’est peut-être le fait de se jeter face à l’inconnu qui est répugnant.

    • La mort nous fait peur à tous… et c’est bien là le problème je crois. La peur de mourir nous paralyse et nous empêche de nous « jeter dans l’inconnu » comme tu le dis… Même si l’on sait qu’un jour il sera trop tard…

Et si tu réagissais ?

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