#240 – La force des choses

C’était tout à coup devenu trop lâche. Le temps baillait et chaque jour, de moins en moins, j’avais envie d’écrire. Ici ou ailleurs, d’ailleurs. Pourtant je n’avais pas perdu l’espoir de composer, de créer, de donner vie par les mots… Mais l’urgence, en quelque sorte, n’était plus là. Plus grand chose à dire en somme ou alors rien qui me paraisse pertinent.

Un retour de vacances mitigé, coincé entre l’amertume de la fin d’une période douce et l’âpreté d’une reprise qu’on sent déjà biaisée et vide de sens. Je me piquais l’esprit sur cette surface hérissée de pièges, de petites connivences et de surcroît de travail. Et je regardais les autres s’apprêter à partir, à ouvrir les vannes, à s’abandonner. Prêts à en découdre avec les bouchons, les gamins malades en voiture, les plages noires de monde et les restaurants aux prix exorbitants.
Puis finalement, cela a finit par ne me faire ni chaud ni froid. Rien, plus de sensation. C’était comme ça et puis c’était tout. Rien à en faire, rien à en dire, presque rien à en penser même. Rien à ficher, juste l’envie de penser à une vie différente, exaltée. Tient, oui, une vie exaltante !

J’ai beaucoup lu pendant mes vacances et j’ai aussi redonné un peu d’intensité à mes activités physiques hebdomadaires. Et comme ça m’a bien plu, j’ai continué sur ma lancée, c’est le cas de le dire, une fois rentré.
Je ne sais pas combien de temps je tiendrai ainsi mais pour l’instant je m’accroche !
Un équilibre, voilà ce qu’il me faut. Entre le corps, l’esprit et le reste. J’essaie de prendre du recul et de faire des choses que je sens « bonnes », et pour moi et pour les autres. Certes, les mauvaises habitudes ont la peau dure, mais globalement, je me dis que je suis plutôt sur la bonne voie. Comme m’a dit une amie il y a quelques temps, je me spiritualise. Sur le moment j’ai un peu ri. Je me suis moqué de ce mot pour New-Ager, mais finalement, elle avait raison. Se spiritualiser, c’est prendre de la hauteur et s’attacher aux choses réellement importantes. C’est, en fait, rendre plus faible la force des choses, l’avis des autres, le poids des événements et c’est décider en toute conscience de faire (le) bien.

En tout cas, le précédent billet, qui aurait pu être le dernier, est le 300ème publié ici. Un non-événement, je sais.

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