#214 – Une pression sans nom

La pression qui s’exerce sur notre libre arbitre est si forte qu’il est bien heureux que nous n’en ayons pas conscience en permanence. Nous deviendrions fous, je crois, si nous nous rendions compte des manipulations en tout genre dont nous sommes assaillis en permanence.

Que ce soit la publicité, les journaux, les films, les livres, les autres… tous essaient de modeler notre cerveau pour qu’il fasse ou pense quelque chose de précis. Et nous faisons de même avec les autres…
Le plus oppressant de tous ces moyens de pression me semble être Internet qui vomit de la publicité de toute part, mais ce n’est peut-être pas, finalement, celui qui m’influence le plus. Son message est trop orienté, trop visible, pas assez subtil.
J’ai déjà dit ici ce que je pensais des médias traditionnels comme la télévision ou les journaux. Je persiste à croire qu’ils sont de puissants manipulateurs de masses. Ils sont pourvoyeurs d’anxiété et ce, dans un but précis : maintenir le public sous la domination du système qui les nourrit. C’est vicieux, mais c’est logique. Les médias sont les instruments du système (et du vrai pouvoir, celui qui tente de régir le monde) dans lequel nous vivons. Ils ne sont ni indépendants, ni objectifs. Leur but est d’affaiblir les gens en les rendant craintifs et totalement angoissés. Ils ne mentent pas forcément mais nous présentent leur unique réalité. Celle de l’angoisse, de la crise, des drames, de la pensée unique. Dans leur discours il n’y a que le « tout bien » et le « tout mal ». Quant au message, il est simple : il vaut mieux faire partie du « bon camp » et obéir à ses règles : consommation à outrance, intolérance, individualisme, peur de l’autre, surproduction, fuite en avant…

Pourtant le monde n’est pas comme ça. La réalité est toute autre ! On n’est pas obligé d’avoir un I-Phone pour exister, de même que tout n’est pas ni noir ni foutu. Il y a bien plus de diversité, de couleurs ou d’espoir et surtout bien plus de chemins qu’on veut nous le faire croire. Il y a même autant de chemins que d’individus. Il y a donc votre propre route. Elle n’appartient qu’à vous et vous êtes libre de la tracer dans la direction qui vous convient !
Rester sous le joug d’un système est à la fois terrifiant et rassurant. Réconfortant car nous avons grandit à l’intérieur dudit système et qu’il nous entretient autant que nous l’entretenons. Nous ne connaissons rien d’autre. Pourtant au fond de nous, nous sommes terrifiés parce que nous sentons bien qu’il fait de nous ce qu’il veut. Sans être paranoïaques ni révolutionnaires, nous n’en sommes pour autant pas dupes et nous savons bien que nous sommes conditionnés, incapables de faire autre chose que ce qu’on nous commande de faire. Mais nous nous résignons parce que c’est dans l’ordre des choses !

Nos désirs, nos compétences, nos valeurs, nos identités et nos buts réels sont rangés très loin dans notre inconscient refoulé. Nous ne sommes pas en mesure de les exprimer parce que nous pensons qu’ils ne sont pas compatibles avec notre mode de vie, notre environnement ou ce que nous croyons être fondamental : un travail stable, des amis, une voiture, un peu d’argent… une certaine sécurité. Hélas, c’est en nous accrochant à ces rochers artificiels que nous perdons pied. Nous nous éloignons de Nous et, comme ces points de repères ne sont que des possessions, nous risquons, par définition, de les perdre.
Et que nous restera-t-il alors ?

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