#189 – Les plaisirs simples

Il y a tant de petits bonheurs à s’offrir. Mais il y en a si peu que nous prenons réellement la peine de nous accorder. Pourtant la vie serait bien plus douce si nous nous permettions des plaisirs simples. De ces moments qui ensoleillent l’existence. Vous en connaissez sans doute beaucoup et vous vous surprenez peut-être même de temps en temps à en découvrir de nouveaux que vous ne soupcionnez pas. Par exemple prendre le temps de marcher dans votre quartier. Alors que vous arpentez la rue tous les matins et tous les soirs, pressez que vous êtes de vous rendre au travail ou de rentrer à la maison. Et le jour où par hasard (ou par erreur) vous prenez le temps de flâner dans cette même rue, vous découvrez un environnement, des choses et des gens que vous n’aviez peut être pas perçus.

Ce qui rend le moment «plaisant» c’est surtout de pouvoir s’évader, de s’extraire d’un circuit que l’on emprunte en permanence mais que l’on aimerait fuir. Alors y échapper ne serait ce que quelques minutes c’est invariablement se faire plaisir.
Sourire et recevoir un sourire en échange, marcher plutôt que prendre la voiture, ne pas manger un de ces effroyables sandwiches sur le pouce un lundi de temps en temps, parler avec les autres et les écouter (ou les regarder), savourer un met qui nous fait envie (mais le savourer vraiment), regarder les nuages moutoner dans le ciel, le soleil se lever et les étoiles briller, prendre un bain, quitter le boulot plus tôt, ne pas écouter les infos pendant toute une journée semaine…

Il y a des milliers de petites choses que l’on peut faire pour sortir du rail sur lequel la vie nous propulse à toute vitesse. Et paradoxalement, sortir du cadre ne nous met pas en danger. Au contraire, c’est une soupape de sécurité ! Nous sommes pétris de fausses certitudes comme celle de croire que nous ne pouvons pas nous accorder de pause sous peine d’être mauvais, non performant, d’être exclu… Alors que c’est tout simplement vital de savoir se sentir exister par soi-même et non du simple fait qu’ on appartienne à un système. Notre vie ne se résume pas à être un maillon d’une chaîne ou un morceau d’un grand Tout qui anihilerait note individualité. Nous avons notre propre orbite et nous sommes libres de prendre nos propres directions, au moins de temps en temps… en attendant de quitter définitivement «la Secte».

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