#184 – Sexe au garage

Je suis arrivé dans le garage. Ma voiture, cette vieille crasse qui me rend parfois service mais me coûte surtout beaucoup d’argent (ses jours sont comptés mais elle ne le sait pas encore) va passer le contrôle technique. 

Dans ce bureau sinistre et sale, au fond d’une impasse obscure, je donne ma carte grise à un homme d’un âge certain, petites lunettes, cheveux gras et clope éteinte au bec. Il me regarde un peu par en dessous. Il semble inspecter mes vêtements apprêtés et ma petite sacoche en cuir. Je suis le bobo parisien venu se perdre en banlieue avant d’aller bosser. Son compagnon d’infortune est un grand type maigre, la quarantaine, assez quelconque, avec de petits yeux et un crâne dégarni. Je ne sais pas trop où m’asseoir alors je reste debout. Je vais devoir patienter une heure…

Pourtant ce décor de garage, de cambouis et de sueur aurait vite fait de devenir parfait pour une scène torride. Deux mâles surexcités qui manipulent des tas d’outils autour d’un moteur. Ils sont torse nu sous leur salopette, dont un bretelle est négligemment détachée. Leur pectoraux saillants jaillissent outrageusement de dessous le tissus. Ils ont des traces de cambouis sur le visage, leurs muscles sont bandés et couverts de gouttelettes de sueur. Leurs grosses mains empoignent avec force les clés à molette, les marteaux et les tournevis. Ils se penchent sous le capot et donnent ainsi à voir leurs croupes rebondies et fermes. Tour à tour ils me lancent des regards à la fois amusés et sensuels. Des appels du pied que je ne peux pas ignorer. Ils ne sont pas discrets…
L’un des deux m’appelle. Il veut me montrer quelque chose dans le moteur. Il me fait venir près de lui, m’invite à me pencher et, en voulant m’approcher je fais un accroc à mon pantalon. Le mécano ne peut s’empêcher de sourire et moi je suis tout fébrile. Il m’accompagne dans le petit bureau et nous passons dans une pièce à l’arrière que je ne soupçonnais pas.  Je sens la tension augmenter dans mon bras-ventre. Automatiquement une érection violente agite mon sexe lorsqu’il s’agenouille pour inspecter la déchirure de mon pantalon. Il glisse deux doigts dans la fente du tissus et les fait aller et venir, comme pour s’assurer que le trou est bien là. Ses doigts longs et épais, tout autant qu’ils sont incroyablement doux, glissent sur ma cuisse. La chaleur de sa main se diffuse dans tout mon corps. Il me jette un regard complice. Je retiens mon souffle. Son autre main se déplace maintenant le long de mon autre jambe et mon sexe tendu déforme ma braguette. Il est prêt à dégrafer mon pantalon pour en libérer ma verge gonflée lorsque son collègue entre dans la pièce, le compte-rendu de la visite à la main. Mon beau mécano s’évanouit et mon trou au pantalon aussi. je me rajuste un peu. Il ne me reste plus qu’à payer et à saluer les deux hommes à la mine patibulaire. Je repars avec ma vieille crame de voiture.

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