#182 – Croire en ses idées

Les idées me viennent souvent le soir,  au moment où je vais m’endormir. Et le lendemain matin au réveil tout se passe comme si ça n’avait pas existé. Comme si je n’avais plus l’inspiration, les idées de la veille me paraissent saugrenues, les projets irréalisables. Bref, j’ai perdu la foi.

L’enthousiasme qui m’anime le soir est tellement euphorisant qu’il m’arrive même, parfois, de ne pas trouver le sommeil tout de suite. C’est si excitant d’avoir des idées, surtout quand elles me paraissent bonnes. Il m’arrive, de temps en temps, de repousser mon heure de coucher juste pour poser sur le papier une intuition ou une illumination qui viendrait de me venir. Mais il est très rare que s’agisse de la sorte. Je me contente le plus souvent d’y réfléchir (un peu n’importe comment d’ailleurs) dans mon lit, certain qu’au matin je me souviendrai de tous les détails. Mais c’est une erreur.  Car le lendemain, plus rien ne semble vouloir se mettre en place comme je le pensais, le projet tout entier n’est plus viable. Pourquoi ?

Cela tient sans doute à l’état d’esprit dans lequel je me trouve au moment où surviennent ces « jaillissements ». Par exemple le soir, lorsque le sommeil pointe le bout de son nez,  les obstacles éventuels semblent s’évanouir comme par enchantement. La réalité et ses dures contraintes prennent le large et laissent le champ libre à mes envies, mes idées,  mes inventions. L’imagination n’a presque plus de limites. C’est si facile dans ces conditions d’échafauder des plans, des pronostics et des prévisions. ..

Et au matin, changement de décor : la réalité revient frapper à la porte. Plus questions de projets faciles. Tous les obstacles paraissent insurmontables. Parfois même j’ai oublié ce qui me mettait si en verve la veille, c’est dire !

Et c’est peut être là un des plus grands problèmes que je rencontre : je me laisse happer par le quotidien et ses chaînes. Pour y remédier, la première des choses à faire, me semble-t-il, est de noter toutes ces choses qui me passent par la tête.  Les consigner, les annoter,  les tracer,  c’est déjà leur donner une certaine forme d’existence, de la crédibilité et, du coup, leur conférer un léger pouvoir de résistance (qui ne saurait être qu’un début) face au rouleau compresseur du quotidien. Et pas besoin de rentrer dans les détails.  Un simple croquis, un mot, une phrase tout au plus…

Ensuite, je crois que l’essentiel c’est… d’y croire ! Tout simplement. J’irais bien jusqu’à dire qu’il ne sert à rien de s’exalter car je crois que la passion est mauvaise conseillère.  En revanche,  être enthousiaste est fondamental. Et par là j’entends croire à son idée et surtout croire en soi, en ses idées et en sa capacité à les mener à bien. Vous le savez peut-être, ce n’est pas aussi facile que ça en à l’air car il faut bien le reconnaître, nous (j’ai) avons souvent tendance à nous (me) décourager, nous (m’) estimant incapables de faire face à des problèmes et des imprévus, qui plus est que nous (je) surestimons beaucoup. Et l’on en revient toujours au même : la peur de l’action nous contraint à l’inaction. En clair, je ne fais rien parce que j’ai peur des conséquences de mes actes et que rester dans ma situation actuelle me procure une certaine forme / sensation de sécurité. Donc, finalement, il apparaît que je suis sans aucun doute exalté par une idée quelconque mais que je ne suis pas pour autant motivé. C’est-à-dire que je ne suis pas en mesure de la porter une fois sorti de mon lit où, vous l’avez compris, tout devient possible.

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