#179 – Noël gay

 

 

Alors que nous sortons avec torpeur d’une série de repas trop riches pour être honnêtes, il me vient à l’esprit que nombreux sont ceux qui parmi nous souffrent d’être exclus des festivités de fin d’année du simple fait qu’ils sont gay.

Certains sont loin de leur famille, ils ont été rejetés lorsqu’ils se sont déclarés homosexuels. Leurs parents,  leurs proches, et même parfois leurs amis, les ont tout simplement bannis. Ils se retrouvent trahis par ceux dont ils attendaient le soutien sans faille. Comment supporter un tel rejet, une telle incompréhension ?

D’autres se sentent seuls parce qu’ils se cachent, n’osent pas vivre leur orientation, se posent des questions et souffrent de devoir mener une double vie qu’ils n’ont pas choisie. Ils se sentent seuls face à ce qu’ils imaginent comme l’adversité du monde tout entier mais, souvent, c’est à leur propre incompréhension ou à leur propre rejet qu’ils sont confrontés.

D’autres, enfin, comme moi, sont tristes de devoir passer ces moments de bonheur, ou au moins de convivialité, loin de leur amour, tout simplement parce que leur famille n’est pas prête à accepter la présence de l’autre.  Pas assez tolérante ou pas encore suffisamment « rassurée » ou « habituée »…? Quelle est cette injustice, qui sont ces gens qui les obligent à se séparer de celui qui compte le plus à une période de l’année où l’on ne pense qu’à passer plus de temps ensemble ?

Quoi qu’il en soit on ne devrait pas avoir à se poser ce genre de questions.  La vie devrait être bien plus simple. D’ailleurs tous les cas que je viens de citer ne sont pas la vie. Mais ils sont si nombreux. Je ne sais pas encore comment mais j’ai envie, à ma façon,  de venir en aide aux personnes qui se retrouvent dans ces situations.  Je ressens le besoin de faire quelque chose, même si je ne sais pas encore tout à fait quoi.

Et dans l’immédiat,  j’aimerais juste adresser à toutes celles et toutes ceux qui ont le sentiment que leurs fêtes sont « gâchées » par cette homosexualité qu’on ne leur a pas appris à apprivoiser,  un message d’espoir. Déjà l’espoir parce qu’être gay n’est pas une tare, ni une maladie, ni un drame en soi, mais un élément de soi qu’il faut apprendre à connaître et à intégrer à sa propre harmonie intérieure,  à son histoire et à son futur. L’espoir, ensuite, car je crois en la solidarité entre les Hommes, parce que je crois en la force de l’amour et parce que rien n’est jamais ni définitif ni perdu. Alors peut être qu’aujourd’hui plus que d’habitude c’est difficile, voire injuste, mais, c’est certain, demain sera un autre jour. Promis.

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