#144 – Entre la vie et la mort

Être entre la vie et la mort. Voila une expression bien étonnante…
On la réserve aux personnes dont on ne sait pas trop si elles sont vivantes (ce qu’on suppose comme étant encore le cas) ou si elles sont mortes (ce qu’on suppose comme étant susceptible de se produire d’un moment à l’autre).

Partant de cette définition, seriez-vous d’accord pour dire que nous sommes tous entre la vie et la mort ?
En effet, nous sommes tous, à cet instant, encore en vie. Nous sommes nés, nous sommes là. Nous respirons, nous bougeons, nous aimons. Nous pensons peut être que cet état si banal durera toujours ou, du moins, nous n’imaginons pas (forcement) qu’il puisse s’arrêter.
Pourtant tout cela prendra fin, …un jour. Nous ne serons plus. Et ce jour là, celui où le rideau tombe, arrive quelquefois sans crier gare. C’est son jeu. Il survient parfois au détour d’une route, d’une maladie, d’un mauvais coup… du sort. Face à cela nous sommes parfaitement impuissants et aussi (et c’est rassurant d’une certaine façon) tout à fait égaux les uns les autres, en ce sens que, pour chacun de nous, l’issue sera la même.

La vie que nous croquons à belles dents n’est qu’un passage entre rien et rien.
C’est étrange comme sensation. On naît (on est) et pschitt, dans un silence, on meurt. D’après moi, cet état transitoire est bien situé entre la vie — éphémère — et la mort — aux aguets. Un peu comme un sursis qui serait prolongé chaque jour, chaque minute, chaque instant mais dont nous n’avons pas conscience. 

Evidemment nous ne le percevons pas de cette façon. Pourtant il me semble que, de temps en temps, nous devrions. Nous devrions faire « comme si » nous étions réellement dans un état proche de la mort et que nous voulions profiter des derniers instants qu’il nous reste à vivre.
Nous a
borderions sans doute l’existence différemment, non ?

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2 réactions sur “#144 – Entre la vie et la mort

  1. j’essaye de me die , chaque matin, que c’est mon dernier jour qui commence. Cela permet d’aller à l’essentiel, et de ne pas s’encombrer de l’inutile. MAis souvent, l’inutile nous submerge, et j’oublie que ce matin, c’est mon dernier. Pour l’instant, ces oublis ne m’ont pas été fatals. Ils m’ont juste fait perdre un peu de temps. A u final, ce n’est quand même pas si grave. Mais j’ai encore tellement à vivre, à faire, à transmettre, à (res)sentir, à aimer!!

    • Sage philosophie mais hélas bien difficile à tenir au quotidien car, comme tu le dis, l’inutile a vite fait de nous submerger. J’aime bien cette formule.

Et si tu réagissais ?

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