#137 – Corps à corps

Bien que je pense avoir trouvé un assez bon équilibre et un relatif épanouissement personnel en venant vivre à Paris, il reste malgré tout un domaine dans lequel je ne me sens pas encore totalement à l’aise : les transports en commun.

Qui n’a jamais fait l’expérience d’un métro bondé, d’une rame de RER en panne ou d’un bus coincé dans les bouchons, ne peut pas comprendre. Il y a tellement de population à transporter qu’ici tout incident prend des proportion phénoménales. Et qui dit foule, dit mixité avec tout ce que cela comporte comme joies et surprises.

Par exemple, il est difficile de ce rendre compte à quel point le corps humain, cette merveilleuse machine si complexe, capable de prouesses, comment ce prodige, donc, peut… puer ! Expectorations en tous genres, fluides étranges et gaz odorants : tout ce qui peut émaner du corps humain est susceptible d’être présent dans la voiture du métro dans laquelle vous vous s’apprêtez à monter. Les microbes et les bactéries baignent dans un mélange peu ragoûtant de mauvaises odeurs et de parfums chics. Les corps à corps sont rarement plaisant dans le métro. Entre les cheveux gras du voisin qui vous arrivent dans le visage et les relents d’alcool du clodo qui vient de monter pour vous tenir compagnie, mieux vaut être armé (et prévenu).

Ajoutons à cela les pics d’affluence qui voient s’entasser des masses de gens presque les uns sur les autres. Là encore, difficile de mesurer à quel point le corps humain est souple. Alors qu’on pense ne plus pouvoir faire entrer personne dans un bus archi-bondé, il se trouvent encore dix gusses pour monter à bord. Et ça rentre ! On en vient parfois à se demander s’il existe une limite ou si ce n’est pas un puits sans fond ? Et le bus a ceci de particulier qu’il contient des places assises pour les personnes âgées et les personnes handicapées, ce qui est très bien pour elles mais …très inconfortable pour les autres car ça prend de la place et on manque à chaque coup de frein de tomber sur ces pauvres passagers assis. Alors quand le bus est coincé à un carrefour à cause de la circulation infernale, le voyage tourne vite au cauchemar !

Tout cela n’est rien à côté des pickpockets qui se régalent lorsque la foule se presse dans les travées du métro. Les mains se baladent de sac en sac et de poche en poche. Ils peuvent agir par deux : un qui détourne l’attention et l’autre qui détrousse… Tout cela est bien rôdé, mais ce n’est pas propre à Paris ni même aux grandes villes. Seul la foule compacte favorise un peu plus le phénomène.

Enfin, en parlant de mains, il y en a aussi parfois des « baladeuses » qui ne cherchent pas à vous dévaliser mais plutôt à vous tripoter, ce qui est un autre sport. Je n’ai, dans ce domaine, jamais été visé. Mais beaucoup de femmes s’en plaignent. Ça doit donc être vrai…

Cela étant, rendons tout de même à la RATP ce qui lui appartient : déplacer autant de monde tous les jours est un vrai défi et il faut bien reconnaître que ça ne se passe pas si mal que ça ; loin de là !

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