Et après ?

Enfin je commence à y voir un peu plus clair ! Entre les périples d’un déménagement excessivement long, l’aventure d’un appartement difficile à agencer ou encore la pression des premiers jours de travail, je commence seulement à sortir la tête de l’eau. En réalité, je retombe un peu sur terre car, pour tout vous dire, depuis plusieurs jours j’avais l’impression de faire un de ces drôles de rêves, si réaliste qu’on n’est plus très sûr d’avoir rêvé quand on se réveille. Une sorte de passage par la 4e dimension…  Il faut dire que, pour le coup, tout est radicalement différent ici. Certes, les gens parlent aussi parfois une langue que je ne comprends pas ; la pluie mouille pareil et ce week-end il a aussi fait nuit à 16h30. Certes, ce sont toujours mes meubles et mes vêtements (ou ce qu’il en reste) ; c’est toujours moi et ma naïveté, même si je sens que cette dernière va vite s’envoler… Malgré  ces repères qui subsistent, rien n’est plus comme avant. Le bruit quasi permanent, la foule très souvent, la diversité des gens, les voitures partout, la promiscuité qui côtoie la démesure, la misère qui côtoie la richesse…
C’est vrai que je donne l’air de tomber de la dernière pluie, mais il y a quand même de quoi être dérouté. Quand une petite grand mère (asiatique de surcroît) crache sur le sol du métro ou que des  limousines immenses passent dans la rue. Quand les bus circulent jour et nuit et que les magasins sont ouverts (presque) tout le temps. Il y a tant à voir, tant à faire ! Pourtant je connais Paris depuis longtemps. Mais je crois que je ne m’y ferai jamais complètement. Il y a toujours une surprise au coin de la rue dans cette ville.

Même si je joue déjà les blasés et que je ne fais plus vraiment attention aux autres après seulement 5 jours passés ici, je reste quand même très impressionné par cette masse de gens qui grouille sans cesse. Je les vois comme des curiosités quand je les considère dans leur ensemble et je me rends finalement compte qu’ils (ne) sont (que) des êtres humains tous simplement, comme moi, sans doute à la recherche pour la plupart d’un peu plus de chaleur dans cette populace froide, sale et agressive…

Ma description, je m’en rends compte, donne le sentiment d’une ambiance austère et terne et triste. Et pourtant c’est tout le contraire : c’est du mouvement en permanence, de la vie à tous les coins de rue et de la lumière à tous les étages !! On ne s’ennuie probablement jamais à Paris, pourvu qu’on veuille se donner la peine de ne pas se laisser berner par les apparences. Et même si cela demande d’autres moyens financiers, je ne crois pourtant pas qu’il faille nécessairement s’appeler Rothschild pour apprécier la vie ici. Je crois qu’il faut simplement se montrer un peu curieux et aller au-delà des préjugés. J’espère que les mois à venir ne me contrediront pas…

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8 réflexions sur “Et après ?

  1. Je rentre de 3 jours à PAris. Je pensais à toi et à ce billet lu la semaine dernière. Quelle chance que d’habiter cette ville merveilleuse, si belle et si animée. Elle a aussi des défauts, mais elle donne de l’énergie, elle est pleine de rencontres, de recoins à découvrir, pour peu qu’on se donne la peine. Après la pluie d’hier, comme j’ai apprécié ce petit verre de vin, en fin de soirée, en terrasse, sous un brasero à gaz, à regarder les couples qui se promenaient sur l’asphalte mouillé, dans le froid de la nuit, mais qui s’extasiaient de cette rue parisienne, simple, mais si parisienne, si « je ne sais quoi » qui fait qu’on s’y sent bien…bonne installation, plein de bonheur à toi!!

  2. J adore ton article et si tu le veux bien, nous en reparlerons dans un an. Tiens d’ailleurs je vais commencer l’article de ta vie dans un an sous nos latitudes….

  3. je connaissais assez bien Paris avant de m’y installer et je suis toujours parfois étonné de voir tout ce grouillement permanent et, comme tu le dis, la juxtaposition de tous les extrêmes. Mais moi, après un peu plus d’un an et demi, je m’y plais bien.

  4. Bienvenu au club, il faut un temps d’adaptation, mais on s’y fait. Il est vrai que pour le bruit, j’ai un peu de mal. La tranquillité de la province, bon je m’y ferais comme tout le monde, ou du moins le supporterais. N’empêche , ce n’est pas parce qu’il y a plus de monde qu’on n’en n’est pas moin seul.

Et si tu réagissais ?

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