Découvertes

En direct depuis mon transit vers la Capitale.

Mes meubles sont donc entreposés quelque part entre ici et là-bas, dans un camion qui sent un peu le renfermé et le gasoil. Ils vont y rester quelques jours avant de m’être restitués. Je tenterai alors de leur trouver une place dans cet espace réduit – dans ce réduit tout court – que sera mon lieu d’habitation.

Ce changement aura en tout cas été pour moi une source de découvertes.

La première, et non des moindres, aura été de me rendre compte qu’on peut changer de travail, de situation, de région, sans pour autant que ce soit dans la souffrance ou sous la contrainte. Cela coule sans doute de source pour vous, mais pour moi (et mes expériences professionnelles passées) ça n’était pas aussi évident. Le corollaire à cette donne est qu’il vaut toujours mieux agir que subir.

Ensuite, je me suis aperçu que mes collègues, contrairement à ce que j’avais laissé sous entendre dans un de mes post, avaient une image plutôt positive de moi. Ce qui m’a vraiment surpris c’est l’attitude des personnes autres que mes proches collaborateurs. Je les trouvais distantes voire dédaigneuses. Elles se sont finalement révélées très sensibles à mon départ – parfois même elles m’ont paru affectées –  et me l’on témoigné de manière très chaleureuse. Je dois dire que cela m’a touché et que ça a fait naître en moi cette idée qu’en réalité celui qui était dédaigneux c’était moi et que si les autres ne semblaient pas éprouver de la sympathie à mon égard c’est tout simplement parce que je n’étais pas accessible.

J’ai aussi compris que l’on obtenait rien sans rien. En d’autres termes, qu’il fallait se bouger et ne pas ménager ses efforts. Bien qu’il y eut des moments décourageants, difficiles, voire même pénibles, je n’ai pas cessé de me dire que le jeu en valait la chandelle. J’ai toujours cru (su ?) que je ne faisais pas tout ça en vain. Quelque soit l’issue de ce changement de direction, je veux rester persuadé qu’elle sera positive. Je veux dire par là que même si ce projet échoue, il a déjà réussi puisqu’il m’offre d’autres perspectives – ce qui est peut être, finalement, l’essentiel.

Enfin, j’ai appris une chose importante : accumuler des choses ne fait pas notre richesse ! En fait, ce que je veux dire, c’est que j’ai appris à jeter. Jeter toutes ces reliques du passé qui ne me servaient plus à rien sinon à me retenir auprès d’un passé poussiéreux. Jeter toutes ces vieilleries pseudo sentimentales qui m’encombraient. Jeter aussi tous ces emballages qui masquent l’essentiel. Par exemple, j’ai jeter des kilos de boîtiers CD pour ne conserver que le disque en soi. Ca paraît bête mais jusqu’à présent j’attachais presque autant d’importance au contenant qu’au contenu : drôle de mentalité, tout de même… En tout cas, en jetant je me suis, sans doute est-ce psychologique autant que physique, allégé et je ne m’en sens que plus serein pour envisager l’avenir.

Bien que tout ne soit pas encore fini et qu’il y ait encore des surprises et, je l’espère, des découvertes à venir, je peux d’ores et déjà dire que je suis heureux de cette nouvelle situation, tant professionnellement que personnellement. Mais en soi, cette nouvelle donne n’est rien si je ne m’en sers pas comme d’un tremplin pour de nouvelles rencontres, de nouvelles expériences, de nouvelles perspectives. En fait, mes amis, le plus important est sans doute à venir…

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9 réactions sur “Découvertes

  1. Le processus semble en bonne voie. Le simple fait de te mettre en mouvement te fait découvrir certaines choses que tu n’avais pas su / pu percevoir (je fais allusion à la réaction de tes collègues). Tu confortes une de mes convictions, que pour l’instant je n’ai pas eu l’occasion de mettre en œuvre : bouger, rompre la routine, ça a du bon !
    Bonne continuation !

  2. Assurément tu peux prévoir de t’investir, faire des efforts pour apprivoiser Paris et les parisiens. A chaque fois qu’on arrive dans une nouvelle région, il faut bien deux ou trois ans pour s’adapter, même si au bout de six mois les premières amitiés et habitudes sont déjà en route.
    Tu vas avoir l’embarras du choix pour sortir.

    • J’espère avoir l’embarras de choix pour sortir, découvrir, apprendre, aimer pourquoi pas !! J’ai en général beaucoup de difficultés à m’intégrer dans une région que je ne connais pas et je pense que Paris n’échappera pas à la règle. Mais j’ai bon espoir de progresser plus vite que d’habitude car je me sens motivé 🙂

  3. Bienvenue, ça me rapelle mon arrivée en région parisienne, je suis persuadé du bien fondé. Ton optimisme fait plaisir, continu sur cette lancée et si tu as besoin de bras………

    • Merci. S’il y a bien une constante que je te reconnais, c’est cette volonté de toujours donner un coup de main 🙂
      De ton côté, quel bilan tires tu de tes quelques mois déjà passés en région parisienne ?

  4. Mais pourquoi publier un billet qui sonne si positif dans une catégorie « quotidien de chien » qui sonne si négative ? (oui, je sais, je m’attache aux détails… c’est mon côté analyste)
    En tout cas, n’aie pas peur de manquer de découvertes : tout Paris s’offre à toi pour ça !

    • Je me suis posé la même question. Donc je trouve que c’est une bonne question 🙂
      En réalité je crois que le quotidien est injuste ou ingrat. Si l’on n’y prend pas garde c’est un vrai bourbier, un rouleau compresseur, un annihilateur d’envies… Pour autant, cela n’empêche pas d’y trouver des moments de satisfaction, de joie et peut-être même de bonheur. Et ces moments prennent toute leur valeur et leur sens parce que justement le quotidien est dur. C’est un peu la même perspective que ces rapports humains extraordinaires mis en parallèle avec cet adage : l’Homme est un loup pour l’Homme.

  5. C est vrai que changer change tout sauf que parfois on part pour fuir quelque chose qu’on conserve néanmoins en mémoire alors bonne réussite et bravo de le prendre comme ça car des fois ca fait peur

    • Oui, tu as raison, fuir n’est pas la solution. C’est pourtant ce que j’ai souvent fait lors de mes précédents déménagements et finalement, rien n’a jamais vraiment changé. Là, en l’occurrence, la démarche est plus construite et mon objectif n’est pas de fuir mais de changer (sous entendu d’abandonner ce qui ne fonctionne pas ou ne me convient pas). J’espère y parvenir car 40 ans me paraît la charnière idéale pour le faire.

Et si tu réagissais ?

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