Crise de la dette

Bien qu’il m’eut été agréable de clamer le contraire, je suis obligé de constater que je n’échappe pas à la mode. Et quelle mode ! La plus en vogue en ce moment, celle dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée. Oui, moi aussi, je suis en pleine crise de la dette ! Mon équilibre budgétaire, déjà fort précaire, ne tient plus qu’à un fil et le crack n’est pas loin. Aussi, devant l’impérieuse nécessité de réagir, je tente, tant bien que mal, de dresser les plans d’un retour à l’équilibre. En d’autres termes, je me prépare un plan de rigueur, pour ne pas dire d’austérité.

Ne pouvant pas faire augmenter les recettes, à moins de vendre mon corps (à la science j’entends), je n’ai pas d’autres solutions que de faire baisser les dépenses. Bien qu’ayant déjà l’impression étrange de ne rien dépenser, je suis contraint de trouver de nouvelles économies.
La première mesure a été d’arrêter mon abonnement à une revue en anglais. Bon, je crois que ça ne devrait pas être trop compliqué de survivre car je ne lisais pas chaque numéro avec forcément toute l’assiduité nécessaire. Dans la même veine, je crois que vais être obligé de renoncer aux cours particuliers d’anglais que j’envisageais de prendre à la rentrée.
Il va me falloir diminuer le nombre de mes téléchargements de musique. Il faut reconnaître qu’ils étaient devenus légion ces derniers temps. Je devrais dorénavant me contenter d’écouter une fois de plus des morceaux déjà lus et relus et je ne m’accorderai plus dans l’avenir qu’un album de temps à autre. Il en sera de même pour les livres. Mais là, deux variantes s’offrent à moi. La première consiste à ne plus acheter que des livres de poches. Ce qui exclut les nouveautés mais permet tout de même de continuer à lire. La deuxième est la bonne vieille carte de bibliothèque. Elle exclut également les nouveautés mais elle permet de lire plus et pour presque rien… Ce qui en l’occurrence n’est pas le moindre des avantages.
Malgré toutes ces économies, je n’aurai pas encore solutionné ma perte d’équilibre. Aussi vais-je devoir mettre en veilleuse mon élégance vestimentaire et peut être même vais-je devoir me désabonner de la salle de musculation. Ça ne représente « que » 30 € par mois mais quand on fait le calcul, ce sont bien le 30 (de sport) par ci, le 20 (d’anglais) par là, les 3 x 9.90 (de musique) du coin et les  19.99 (de livre) du mois qui font les 100 € qui manquent à la fin du mois… Je devrais donc trouver un palliatif à la salle de muscu. Notez que d’un autre côté je pourrais me remettre à aller bosser en vélo. Ca me ferait continuer le sport tout en économisant de l’essence.
Enfin, côté  nourriture, bien que je ne sois pas porté sur la gastronomie et les mets raffinés, je vais quand même devoir repenser mon budget « bouffe ». Exit l’alcool, les gâteaux du pâtissier le dimanche, les morceaux de choix du poissonnier… Je n’achèterai pas de produits « 1er prix » parce que c’est de la merde comme dirait l’autre, mais j’essayerai de composer des menus plus simples, plus de saisons et plus consistants comme, par exemple, des potages, des pot-au-feu ou, soyons fous, des plats complets comme des ragoûts, des choucroutes, des rôtis entiers cuits dans leur jus… que sais-je encore ! Tout est possible 🙂 Évidemment, cela me demandera de consacrer un peu plus de temps  à la préparation de mes repas, mais comme de toute façon je n’irai plus au restaurant, le problème sera vite réglé.

Dans mon malheur j’ai tout de même de la chance. Il y a des choses auxquelles je n’ai pas à renoncer. Par exemple, je ne me pose pas la question d’arrêter de fumer ou celle de ne plus aller au cinéma. Je n’ai pas non plus de coups de sabre à donner dans le budget « éducation des enfants » ni dans celui qui s’appelle « vacances en famille » ou, plus grave, dans celui qui s’appelle « dépense de santé ». Et puis il me reste toujours cette possibilité (sérieusement envisagée d’ailleurs depuis quelques temps) de m’installer dans un nouvel appartement, plus petit, certes, mais surtout au loyer moins exorbitant.

Il me reste aussi la possibilité de dégoter un travail mieux payé  car la morale de tout ceci c’est « à quoi bon travailler tant si c’est pour se priver tout autant ? »

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11 réflexions sur “Crise de la dette

  1. Je pense que le changement de logement est un facteur à ne pas négliger en tant que célibataire. C’est ce que j’ai dû faire il y a quelques années. Mais j’ai aussi un conseil : se mettre en couple divise par deux certaines charges….
    Alors, je te souhaite de trouver quelqu’un au plus vite… Bonne chance !!!

  2. Il y a un milliard d’années quand j’ai débarqué à Paris, je n’avais pas capté que tout, absolument tout, était plus cher qu’en province. A découvert chaque mois,même que le salaire une fois rentré ne suffisait plus à repasser dans le positif, il a fallu un prêt à la consommation pour me rétablir.

  3. Je suis un panier percé je ne peux te donner aucun conseil quant a trouver un boulot mieux payé cela ne cnagera rien crois moi

    • Peut être, mais je crois quand même que quand tu n’arrives pas à finir le mois alors que tu rogne déjà sur tout, c’est que fondamentalement tu n’as pas assez de rentrées d’argent. Et pour ma part il n’y a que mon salaire qui fasse rentrer de l’argent sur mon compte… CQFD

  4. J’ai cru un instant que tu allait finir ta liste en citant internet (30 €/mois) pour que tes lecteurs se demandent comment tu allais entretenir ton blog….

  5. Il te reste la course à pied et pour la musculation achète un appareil d’électro-stimulation (environ 185€ voir moins tout dépend du modèle) c’est très efficace et en plus il a des programmes reccup , massage). Il est évident que ta réflexion va interpeller beaucoup de monde car en effet les gros postes de dépenses le loyer ( dans certaines villes), la nourriture ne vont pas dans le même sens que le salaire. Il faut trouver un équilibre et les priorités suivant les individus sont différentes. Jolis casse tête. Et une reconversion en présentateur télé ?

      • Tu as raison pour cela il existe des petites valises avec des haltères différentes et tu peux travailler tes bras (voir décathlon)

  6. ah et bien je vois qu’on, est dans la même situation….moi aussi, j’ai pensé vendre mon corps, mais je crois que je n’en tirerais pas grand chose…je suis passé par les mêmes étapes de tout ton raisonnement…
    aujourd’hui, je cherche à être « nègre »: écrire pour un autre connu(un politique, une star qui ne sait pas écrire….) ses bouquins…mais il parait que c’est pas évident non plus…enfin, si tu trouves le filon, je suis preneur…

    • Quelle ingratitude cela doit représenter que d’être dans l’ombre de quelqu’un qui se sert de ton travail pour se mettre en valeur… Ah ? c’est ce qu’on fait tous les jours au boulot ? Ah bon ?

Et si tu réagissais ?

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